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Pharmacovigilance : L'oubliée de la réforme de la politique pharmaceutique en Algérie ?

Nouvelle mesure exigée pour l'importation : Les ruptures de médicaments pourraient s'aggraver dans les prochaines mois

Inauguration de la 1ère unité nationale de production de biosimilaires . APS.28.09.2020.15H34

ALGER - Le ministre de l'Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, a inauguré lundi à Alger la première unité de production de biosimilaires en Algérie au sein du complexe de production pharmaceutique du laboratoire Frater Razes-Algérie.

Lors d’un point de presse, en marge de la visite d’inauguration de l’unité de production, M. Benbahmed a fait savoir que "cette première expérience du genre dans notre pays entre dans le cadre du plan de travail du secteur en application des directives du président de la République dont le but est la relance de la production nationale en s’appuyant sur des produits innovants à forte valeur ajoutée tout en s’orientant vers l’export".

Les biosimilaires sont des médicaments produits à partir de cellules vivantes.Le laboratoire algérien a ainsi entamé la production du premier biosimilaires fabriqué en Algerie, le Varenox, un anticoagulant empêchant la formation ou l'extension des caillots dans les vaisseaux sanguins.

Il est également utilisé à faible dose, dans le traitement préventif des accidents thromboemboliques et à forte dose, dans le traitement des thromboses veineuses et, en association avec l'acide acetyl salicylique, dans le traitement initial du syndrome coronarien aigu et de l'infarctus du myocarde.

"Ce produit était auparavant importé à 100% et coûtait au Trésor public près de 60 millions d’euros annuellement", a-t-il souligné, ajoutant que ce médicament est utilisé notamment dans le protocole de soin des personnes atteintes du virus Covid-19.

http://www.aps.dz/economie/110246-pharmaceutique-benbahmed-inaugure-la-premiere-unite-nationale-de-production-de-biosimilaires

APN : adoption du projet de loi portant protection pénale du personnel de la santé APS.24.09.2020.14h55

ALGER- Les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté jeudi le projet de loi modifiant le code pénal portant protection pénale du personnel de la santé.

 La séance de vote qui s'est déroulée sans débat est intervenue après la présentation de ce projet de loi par la ministre des Relations avec le Parlement, Basma Azouar au nom du ministre de la Justice, garde des sceaux, Belkacem Zeghmati.

Les nouvelles dispositions prévues dans ledit projet de loi prévoient la garantie "d'une protection pénale de tout le personnel des établissements de santé publics et privés, notamment contre les agressions verbales et physiques, en sus de la sanction de l'atteinte aux biens immobiliers et mobiliers des établissements de santé, et l'exploitation des réseaux sociaux pour porter atteinte à la dignité du malade ou au respect dû aux personnes décédées".

Le texte de loi vise notamment à mettre en place un dispositif pénal approprié destiné à protéger les professionnels de la santé face à la recrudescence des actes d’agression subis dans le cadre de leurs fonctionset à "réprimer les actes d’atteintes à la dignité des patients et au respect dû aux personnes décédées par le biais de la publication d’images et de vidéos" ainsi qu'à "réprimer l’intrusion aux lieux non ouverts aux publics au sein des établissements hospitaliers et la répression aggravée des actes de destruction des biens et des équipements médicaux".

Le même texte stipule que "la majorité des actes criminalisés doivent être considérés comme délit afin de permettre à la justice une dissuasion immédiate et adéquate des leurs auteurs tout en prononçant de sévères peines allant, parfois, à 20 ans de prison tandis que des peines pénales allant à la perpétuité et à l'exécution seront prononcées contre les actes dangereux".


Lire aussi: Zeghmati : la protection pénale du corps médical n'a pas abrogé celle du citoyen


L'ordonnance prévoit aussi une condamnation d'une à 3 années pour toute agression verbale, de 3 à 10 ans pour toute agression physique selon la gravité de l’acte et jusqu’à la perpétuité en cas de décès de la personne agressée.

Pour ce qui est des pertes matérielles, en plus de la condamnation à une peine de 2 à 10 ans, une pénalisation financière sera appliquée de l’ordre de 3 millions de dinars, à laquelle s’ajoute la demande de réparation présentée par l’établissement agressé.

Le ministre de la Justice avait estimé lors de la présentation du projet de loi que cette ordonnance se voulait une reconnaissance des sacrifices et efforts consentis par le corps médical et le staff administratif notamment durant la crise sanitaire provoquée par la pandémie Covid-19, et ce en vue de les protéger en toute circonstance contre les agressions mais aussi pour protéger les patients et les structures sanitaires. 

http://www.aps.dz/sante-science-technologie/110105-apn-adoption-du-projet-de-loi-modifiant-le-code-penal-portant-protection-penale-du-personnel-de-la-sante

Créer une vraie industrie pharmaceutique - El Watan.22.09.2020.10h

Par  CHERIF LAHDIRI

 

 Le secteur des médicaments fait face à d’immenses défis en Algérie. Outre sa contribution à l’emploi, la production pharmaceutique locale, que ce soit dans ses branches de la médecine humaine ou vétérinaire, est susceptible de générer de la valeur ajoutée dans divers segments de l’économie.

Le groupe Saidal, qui exporte ses produits vers plusieurs pays africains, est incontestablement le plus emblématique des entreprises nationales qui ont réussi. Cela dit, beaucoup de chemin reste à faire pour ce groupe et pour l’industrie pharmaceutique algérienne. Il y a nécessité de l’élaboration d’une stratégie politiquement globale, économiquement pertinente et humainement responsable.

Voici en substance les principaux points que préconisent les experts algériens pour créer une vraie industrie pharmaceutique : la première urgence que nous a enseignée la Covid-19 est de rendre l’industrie pharmaceutique algérienne autonome en lui donnant les moyens technologiques nécessaires pour pouvoir fabriquer la matière première localement.

Cela passe par la mise en place de conditions-cadres attrayantes pour les entreprises pharmaceutiques innovantes et un investissement massif dans la recherche et la création, mais aussi et surtout par une réelle mise à niveau de nos facultés de médecine et de nos universités, talon d’Achille de notre système de santé.

En plus des prérogatives de réguler le marché, l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) doit s’imposer en tant qu’autorité compétente dans le domaine des innovations. Le volet recherche et développement revêt une importance de tout premier plan.

Pour rester compétitif, le pôle de recherche doit s’appuyer sur une protection moderne et efficace de la propriété intellectuelle. L’accès à la main-d’œuvre spécialisée et hautement qualifiée demeure lui aussi un facteur crucial pour le secteur pharmaceutique algérien.

Il a besoin de recruter les meilleurs pour que l’Algérie puisse disposer de professionnels hautement qualifiés à tous les niveaux. La numérisation et le progrès technique ouvrent de nouvelles approches de recherche. Ces dernières génèrent à leur tour d’importants potentiels en termes d’avancées médicales et de bénéfices pour les patients.

L’autre grand défi est la pharmacovigilance face aux apports thérapeutiques des nouveaux produits et à leurs effets secondaires. Le secteur est également marqué par un puissant lobbying de l’industrie pharmaceutique qui s’efforce à influencer les prescriptions des médecins, par ses bureaux du service marketing ou ses visiteurs médicaux.

L’arrivée de nouveaux médicaments plus efficaces, d’outils de diagnostic et de technologies médicales permet de vivre plus longtemps et en meilleure santé. L’avancée de la numérisation va, quant à elle, modifier fondamentalement le mode de développement et d’utilisation des médicaments. La création d’un écosystème intégré de données médicales avec accès à l’international apparaît déterminante. Il est également essentiel d’améliorer les conditions-cadres pour la recherche clinique.

Enfin, il faut dire que la stabilité politique et la sécurité juridique sont deux grands points essentiels. Les investissements dans la recherche et développement requièrent un très haut niveau de sécurité, tant en matière de planification que de stabilité juridique.

 

https://www.elwatan.com/edito/creer-une-vraie-industrie-pharmaceutique-22-09-2020

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Mot du Président

En raison de son caractère hautement sensible, le secteur du médicament a toujours fait l’objet d’une attention particulière des plus hautes autorités politiques et économiques du pays.

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